Silence is one of the most recurring themes in literature. Taking on various forms and meanings, it asserts itself as a key element of literary discourse due to its ability to reveal complex realities that transcend language. Authors such as Albert Camus, Annie Ernaux, and Patrick Modiano have made unspoken words a powerful means of conveying human experiences that cannot be expressed through simple words. The works of Leïla Slimani and Atiq Rahimi belong to a literary tradition that grants silence a distinctive place. In both authors' writings, silence is often associated with concealed suffering and plays a fundamental role in exploring psychological and social tensions. Therefore, in this contribution, we will examine the various issues related to the writing of silence in Slimani and Rahimi's novels Chanson douce and Syngué Sabour.
Le silence est l'une des thématiques les plus récurrentes de la littérature. Revêtant diverses formes et significations, il s'impose comme un élément clé du discours littéraire étant donné sa disposition à dévoiler des réalités complexes qui transcendent le langage. Des écrivains comme Albert Camus, Annie Ernaux ou Patrick Modiano ont fait des non-dits un moyen puissant pour traduire des expériences humaines qui ne peuvent pas être exprimées par de simples mots. Les oeuvres de Leïla Slimani et Atiq Rahimi s'inscrivent dans cette tradition littéraire qui accorde au silence une place particulière. Chez les deux auteurs, le silence est souvent lié à une souffrance dissimulée et joue un rôle fondamental dans l'exploration des tensions psychologiques et sociales. Nous oeuvrerons donc dans la présente contribution à examiner les différents enjeux relatifs à l'écriture du silence chez Slimani et Rahimi à travers leurs romans Chanson douce et Syngué Sabour.