Este artículo analiza las dimensiones identitarias y sociolingüísticas de la escritura de Vénus Khoury-Ghata a través del estudio del franbanais, una lengua híbrida que nace de la fusión del francés y del árabe. Desde un enfoque que combina la diglosia, la hibridez lingüística y la perspectiva poscolonial, el estudio examina cómo la autora libanesa-francesa transforma el francés en un espacio de memoria y resistencia. El árabe, aunque silenciado, aparece en filigrana, cuestionando la jerarquía de las lenguas y desestabilizando la norma lingüística. La escritura se convierte en una forma de reconciliar sus raíces múltiples y de reclamar una voz propia, marcada por el exilio y la transmisión. A través del uso creativo del idioma, Khoury-Ghata construye una identidad diaspórica donde ninguna lengua domina, sino que ambas cohabitan en una relación de tensión fértil y poética.
This article examines the identity and sociolinguistic dimensions in Vénus Khoury-Ghata’s writing through the study of franbanais, a hybrid language emerging from the fusion of French and Arabic. Drawing on concepts such as diglossia, linguistic hybridity, and postcolonial theory, the study explores how the Franco-Lebanese author transforms French into a space of memory and resistance. Although largely silenced, Arabic appears in filigree within the text, questioning linguistic hierarchies and destabilizing normative language structures. Writing thus becomes a means of reconciling her multiple roots and of claiming a distinct voice shaped by exile and transmission. Through creative use of language, Khoury-Ghata constructs a diasporic identity in which no single language prevails; instead, both coexist in a relationship marked by fertile tension and poetic resonance
Cet article explore les enjeux identitaires et sociolinguistiques dans l’œuvre de Vénus Khoury-Ghata à travers l’analyse du franbanais, cette langue hybride née du croisement du français et de l’arabe. En s’appuyant sur des concepts tels que la diglossie, l’hybridité linguistique et la postcolonialité, l’étude met en lumière la manière dont l’autrice libanaise réinvente la langue française pour y inscrire son histoire personnelle, marquée par l’exil, la transmission et la mémoire. Le français devient, sous sa plume, un lieu de tension et de création, où l’arabe s’infiltre en sourdine, bousculant la norme linguistique dominante. L’article montre comment cette écriture subversive constitue un acte de résistance, une revalorisation des voix marginalisées, mais aussi une manière de concilier deux héritages culturels. Khoury-Ghata ne choisit pas entre ses langues : elle les fait dialoguer pour mieux affirmer une identité diasporique, plurielle et résolument poétique.